Et maintenant? Qu'allons nous faire?


« Et maintenant, qu'allons-nous faire ? Et maintenant, que sera notre vie ? »

Deux questions légitimes que chaque élu, chaque responsable politique doit se poser au lendemain d'un second tour d'une élection régionale aux allures peu banales. Une élection dans laquelle personne n'a vraiment gagné ni vraiment perdu. Une élection sans grande saveur, sans passion aucune, sans grande destinée sinon peut-être la bascule de l'Ile De France qui marque un tournant majeur dans l'histoire politique des régions. Deux questions donc. Deux questions qui sous-tendent nécessairement une réflexion profonde sur un système qui s'est affaissé, un système dans lequel les tactiques et les arrangements politiciens prévalent sur la recherche du bien commun, un système qui place la politique politicienne au-dessus de la quête d’un idéal Républicain même si le personnel politique professionnel se plait à le nier : "Faites ce que je dis...". La politique doit se réinventer, elle nécessite désormais une mutation profonde pour qu'enfin la reconnexion entre appareils politiques d'une part et citoyens ou élus issus de la base d'autre part ait enfin lieu. Oui, une reconnexion fondée sur les territoires et leurs acteurs pour redonner confiance, pour redonner envie, pour redorer le blason de la politique. Ces territoires où vivent, travaillent, consomment, s'investissent les millions de français. Ces territoires parfois ruraux, éloignés des prises de décisions, qui se battent chaque jour pour sauver une école, un commerce, un service, en bref qui ne s'économisent pas pour conserver l'âme et la vie d'un village. Ces territoires dans lesquels les bénévoles associatifs et les élus locaux se consacrent sans compter à la communauté dont ils ont la charge. Ces territoires qui voient s'élever et se développer des talents, des compétences au service de l'économie ou de l'industrie, de l'agriculture ou de la production, mais aussi au service de la culture, des arts et des idées. Ces territoires qui se sentent aujourd'hui délaissés, oubliés, écartés par un jacobinisme dominant et une re-centralisation outrancière sans compter sur un abandon de celles et ceux qui essaient de survivre, acharnés à leur dur labeur, dans une vie toujours plus chère. Voilà la véritable mission des élus de la République, qui un maire, qui un conseiller départemental, qui même un député ou un sénateur : être au service, être a l'écoute, être acteur du territoire. Ce sont tous ces fantassins de la République qui font la France. Ils ont pour motivation la passion et pour arme la raison : La passion pour vivre, la raison pour durer. Ils incarnent ce bon sens qui semble souvent si éloigné des certitudes pontifiantes assénées par un microcosme parisien. Non pas que les idées venues d’en haut soient toujours mauvaises ou incongrues mais elles apparaissent trop souvent décalées et certainement pas adaptées aux réalités du terrain. La France doit se reconstruire par sa base, par ses terroirs, par ses richesses locales, par les talents innombrables de cette nation de faiseurs, d’acteurs, de créateurs. On nous dit depuis dimanche que « les français ont été entendus » : place alors au bien commun, à la prise en compte des compétences locales, à la reconnaissance des richesses du territoire, à l’écoute de la base dans les partis politiques et dans la société française toute entière. Place à une société responsable, juste mais aussi engagée et volontaire. Enfin, sur le plan des idées, alors que le tripartisme devient une réalité, il faut désormais une refondation des courants politiques autour d’une vraie gauche et d’une vraie droite toutes deux basées sur des valeurs solides, claires et sincères, avec des visions concrètes et pérennes. Dans le cas contraire, l’appel au secours des français de décembre 2015 aura été vain et 2017 sera une boucherie électorale… Vincent Gouanelle

#VincentGouanelle #Régionales2015

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