La grippe aviaire, ce «coup de massue» hors normes


Le «coup de massue» hors normes porté par la grippe aviaire s'est invité au congrès de la FDSEA organisé sur le thème «moins de normes égale plus d'activités, plus d'emplois»

Hier à Pessan, le président de la FDSEA Bernard Malabirade a parlé du «coup de massue» porté par la grippe aviaire. «Nous éleveurs sont touchés au cœur, le Gers est blessé par un problème sanitaire». Ce 50e congrès départemental s'ouvrait alors que le ministre de l'agriculture venait d'annoncer une enveloppe de 130 millions d'euros pour la filière foie gras (lire page 10).

L'annonce de Stéphane Le Foll : «oui mais…»

Pas de réaction à chaud du président du syndicat majoritaire qui la veille (lire notre précédente édition) estimait à beaucoup plus la somme que l'Etat et l'Europe devraient mettre sur la table pour indemniser tous ceux que va lourdement pénaliser le vide sanitaire forcé appliqué aux élevages de canards et d'oies. Présent au congrès, le président de la chambre d'agriculture Henri-Bernard Cartier ne veut pas s'avancer. «Je pense que ce qu'annoncer le ministre sera un peu court, mais je pourrai être plus précis demain. Pour l'heure les services de la chambre travaillent notamment à évaluer le plus précisément possible les besoins sachant que tous les échelons de la filière n'auront pas les mêmes et alors que nous ne savons pas, par exemple, si quand il y aura chômage technique, il sera ou pas indemnisé par cette enveloppe». Philippe Baron était lui aussi en attente «de toutes les précisions». A priori selon lui, «il y a de quoi bien faire» avec les sommes annoncées par le ministre, d'autant que l'annonce de la reprise de l'activité en mai constitue «une bonne nouvelle». Mais «il importe d'abord de savoir précisément ce que nous allons perdre avant de se prononcer davantage». Puisque les normes étaient à l'ordre du jour d'hier, c'est bien d'un coup de massue hors normes qu'il convient de parler quant aux conséquences économiques mais aussi «morales» de cette crise sanitaire. «Notre élevage n'est que vide et silence et ça va durer…Mon épouse surtout a le moral dans les chaussettes. C'est un peu comme si on avait perdu quelqu'un de la famille me disait-elle hier soir» affirmait un éleveur-gaveur à qui son voisin, éleveur de bovins tentait de remonter le moral en soulignant «que nous qui faisons du veau comme ceux qui font du lait n'avons pas eu droit à de telles enveloppes du ministre. Et pourtant nous aussi nous sommes au fond du seau…».

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