Incident de Jû-Belloc : «Une grosse inquiétude sur le devenir du droit à l'irrigation»


L'opération commando menée dans la nuit de mardi à mercredi à Jû-Belloc, devant la Maison de l'Eau (lire notre édition de jeudi 7 janvier), n'a pas laissé insensible Christophe Terrain. «Je suis concerné à double titre, en tant qu'agriculteur et comme membre du conseil d'administration de l'Institution Adour. J'avais d'ailleurs fait acte de candidature pour la présidence», rappelle le Risclois. C'est finalement le Landais Paul Carrère qui avait été choisi. «Le président Carrère a une démarche très ouverte et accepte l'idée du dialogue mais en même temps, il est dans l'application de devoir recouvrir une redevance». Et on imagine que ce sont les agriculteurs qui ne veulent pas s'en acquitter qui ont mené cette opération. «Ils ont choisi une forme de manifestation, avec des messages sur une bâche, mais il n'y a pas eu de dégradation de locaux.» Pour Christophe Terrain, «l'incident de Jû-Belloc est en lien direct avec la gestion de l'Adour. Ce qu'ils expriment, c'est une grosse inquiétude sur le devenir du droit à l'irrigation même si chacun a bien mesuré qu'il y avait une limite liée à la loi sur l'eau. L'été, on est très attaché au débit d'étiage mais on est sans doute moins regardant sur les autres périodes. Ce que le monde irrigant haut-pyrénéen et gersois craint, ce sont des ruptures ou des arrêtés préfectoraux intempestifs. Et en même temps, ils reçoivent des factures alors qu'ils n'ont pas bénéficié de toutes les prestations». Pour Christophe Terrain, «la question qui est posée est de savoir comment on gère le besoin de ressources en eau pour les 10 ans à venir. Les déclarations de la ministre de l'Environnement ont mis le feu aux poudres sur la rupture des débits d'étiage. Moi, je constate que cet été, malgré la sécheresse, l'irrigation à partir de l'Adour a été très bien gérée, grâce aussi à la clairvoyance des préfets.»

#ChristopheTerrain

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