Conviviales UPG - H. Guaino : «Ces territoires qu'on vide»


Ce n'est «pas le candidat à la présidentielle» qui était à Eauze en déplacement, mais «l'ancien commissaire au plan qui (venait) parler de la ruralité avec les Gersois et leurs élus». Henri Guaino, s'il est en pleine recherches de signatures d'élus affirmait hier, être venu aux Conviviales «prendre une bouffée d'air frais, loin du microcosme politique parisien et des débats de la primaire» en répondant à l'invitation de l'association UPG (N.D.L.R. : Unis Pour le Gers, rassemblement de la droite et du centre, lié au groupe d'opposition au conseil départemental). «Si l'occasion se présente de trouver des parrainages, pourquoi pas ?», sourit-il.

«Nous avons appelé ces rencontres les Conviviales car il nous a semblé que cela correspond à l'état d'esprit du sud-ouest. Et si M. Guaino est là aujourd'hui, c'est d'abord et avant tout parce que c'est un gaulliste convaincu», explique Xavier Ballenghien conseiller départemental. Ce dernier indique par ailleurs que l'invitation de cette «pointure nationale», est bien antérieure à sa déclaration de candidature.

Dans le Hall des expositions de la capitale de l'Armagnac, à 10 h 30, près de 250 personnes avaient fait le déplacement pour écouter les propositions de l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy. Thème principal de cette rencontre : la ruralité. «Il faut arrêter de désertifier nos campagnes, sauver ces territoires que l'on a vide de leurs forces vives. Il n'y a plus de services publics, plus de gendarmerie, plus de médecins», a t-il ainsi défendu. «Cela fait quarante ans qu'on laisse aller. Il faut impérativement se ressaisir», a plaidé le député des Yvelines. Sur le redécoupage territorial, il estime qu'il «faut abroger cette loi» car «ces grandes régions sont comme des principautés, qui inévitablement vont entrer en concurrence avec l'État.»

Lui qui n'a pas obtenu les parrainages nécessaires pour participer à la primaire de son camp a fustigé le débat télévisé de jeudi soir. «On n'a pas entendu parler ni d'aménagement du territoire, ni de l'Europe, ni de la commande publique» dans un «interrogatoire à sept», qu'il a jugé «des plus déplorables et contraire au respect de nos institutions.»

Crédit Photo: Nédir Debbiche

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